Quand voila les 30.

Dans pas longtemps, je vais fêter mes 30 ans. Bam prends ça dans ta face. Tu les vois pas venir, ils arrivent sans crier gare. Bon en vrai, pas tant, j’ai tout le loisir de les voir venir.
J’en parlais avec une amie, qui fêtera ses 30 années jolies quelques semaines après moi.
Sauf que voila, elle le vit plutôt « mal », tandis que, personnellement, j’accepte plutôt bien le truc. Alors que vous m’auriez vu les deux semaines précédant mes 25 ans, c’était pas joli à voir : les pleurs tout les soirs, les bilans sur la vie qui servent à rien et autres joyeusetés dans le genre.
Alors qu’à 30 ans, c’est la que je devrais faire le bilan, non ?

Finalement, j’ai hâte de les avoir mes 30 ans. J’aime la personne que je suis devenue, celle que je vais continuer à être, j’aime toutes les personnes qui m’entourent, je me sens un peu bénie pour plein de choses.
Il y a 5 ans, j’étais encore mal dans ma peau, j’assumais mal mes idéaux, mes principes, mon caractère, mes envies. Aujourd’hui je peux tenir des propos devant quelqu’un sans m’en vouloir de parler de ma vision des choses et de ne pas être d’accord. Avant j’aurais fermé ma gueule, j’aurais retourner la situation dans tous les sens. Aujourd’hui, j’assume ce que je dis, je suis fière de mes principes.

J’ai souvent lu que la trentaine, c’était mieux. On se connait mieux. Et mine de rien, ouais, j’avais beau être dubitative, je dois bien avouer que c’est vrai. J’accueille donc ce nouveau chiffre rond avec joie. En vrai, ça doit aider d’être encore un peu gamine dans mes délires. De ne pas avoir d’enfants. J’ai encore plein de choses à faire. Et ça c’est chouette.
Et puis avec un peu de chance et/ou de bonne volonté, j’atteindrais les 60 puis les 90, donc je peux, potentiellement, vivre encore 2 fois ce que j’ai déjà vécu (ouais je suis forte en maths, je sais que ça vous en bouche un coin).

Tout ça pour dire que, autant j’étais pas chouette à voir avant mes 25 ans, autant, aujourd’hui, j’ai appris à positiver (c’est pas dans mes gênes. Exemple typique : je bloque sur le 16 janvier depuis des semaines. Quand ma mère m’a dit au détour d’une conversation, somme toute classique, qu’elle avait la date du 16 janvier dans la tête, on a commencé gentillement à paniquer. Genre, forcément, si on a cette date dans la tronche, c’est FORCEMENT qu’il va se passer un truc horrible : un bus, un coup d’état, la mort de René (ah non, ça c’était hier), enfin vraiment un truc pas cool du tout. On a donc décidé de ne pas sortir le 16 par précaution. Sauf que pourquoi ce serait forcément un truc pourri ? Peut être que David va ressuscité, on sait pas…).
Bon, forte de cette digression sympathique et qui, comme vous pouvez le constater, montre à quel point on est pessimiste / un brin cinglée / superstitieuse dans la famille.

(Je sais, vous êtes en train de vous demander où peut bien mener tout ça. Moi non plus je sais pas, j’ai pas un chemin de fer devant les yeux, j’improvise, me juge pas).

Donc, en gros, je crois que le mieux avec les 30 années, c’est que j’ai vaincu des démons internes, un peu. Y’a encore des petits relents parfois (comme quand tu mange des cacahuètes). Mais j’ai évolué, j’ai grandit, j’accepte mieux beaucoup de choses, et surtout je ne suis plus une petite chose triste, morne et fragile. Et là, j’aime mieux te dire, merci la vie. Et j’le dis comme j’le pense.
Et c’est ça que je veux dire à mon amie (et toi aussi si tu es déprimé(e) par les années qui passent) : en fait, la vie c’est vachement bien quand tu décides que ça peut l’être (ouais, ça va, je sais que je suis loin d’être à plaindre, calme toi!).
Rien que pour les jolis moments qu’on a encore à vivre, tout ce qu’on créera, tout ces rires qu’on partagera, toutes ces soirées où l’on dansera, ivres d’alcool et de joie. On va continuer à se cultiver, à apprendre des choses. On apprendra à être meilleures, avec nous même, mais envers les autres aussi, à aimer avec bienveillance.
Rien que pour ça, franchement, yolo, je les referais pas les 5 dernières années. Je suis bien contente d’en être arrivée la et le chemin à été compliqué.

Si toi aussi t’es content tape dans tes mains !

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* toutes les excuses sont bonnes pour insérer des gif, ok ?

 

Allez salut, biche ton chat de ma part.

 

 

Le tag des Petits Bonheurs

Un peu de niaiserie de fera pas de mal (j’ai dis un peu).

J’ai été taguée par Johanne du blog Mon petit trianon pour écrire 3 petits bonheurs sur trois jours.

J’ai pas bien envie de suivre les règles à la lettre,  mais comme j’aime bien l’idée de se focus un peu sur les trucs chouettes / cools / youpi de la vie, je vais comme même remplir l’exercice.

Je suis d’ailleurs en train de lire 3 kifs par jour de Florence Servan-Shreiber. J’en suis au début, c’est sympa, ça met de bonne humeur, je surligne les passages qui me parlent, j’aime bien tripatouiller et « faire vivre » mes livres (même si c’est de l’hérésie complète pour certaines personnes).

Bref. Profitant du good mood ambiant qui m’habite depuis quelques temps, c’est parti mon Kiki.

(This is the end of la plus longue intro du monde)

Je vais les balancer comme ça mes petits bonheurs, pas 3, pas 15, juste ce qui me vient, maintenant, tout de suite.

* Finir bientôt mon boulot est une joie permanente, donc ça compte pas vraiment.
* L’autre jour, mon chéri, alors que je boudais tranquillement dans mon coin, m’a apporté le jus de la boite du thon qu’il venait d’ouvrir. Parce que j’adore le boire (le jus du thon hein). Et ça me réjouis qu’il n’oublie pas.
* Hier, c’était nos danses sur la chanson Mosquito de Vanessa Paradis, pendant qu’on chassait un moustique dans l’appart (en octobre pétard, y’a plus aucun respect).
* Lundi : L’épisode 1 de la saison 5 de Walking Dead m’a mis bien bien bien !
* Dimanche : J’ai passé une bonne partie de la journée à tricoter et ça m’a vraiment fais plaisir. De pas avoir le nez collé sur un écran, de me servir de mes doigts pour autre chose que tapoter sur un clavier.

C’est con, mais on passe tellement de temps à dire aux autres ce qui ne va pas, à se plaindre de tout et de rien pour le sport, qu’arrêter 5 minutes, et se recentrer sur des petites choses, ça fait du bien. Alors ouais, ça arretera pas la pluie, il y aura toujours des cons pour faire chier, des trucs qui te font bondir quand tu parcoure Internet, mais accueillis avec le sourire, ça passe plus vite, ça parait moins relou.

Normalement, je suis censée taguer des gens mais je crois que tout le monde devrait juste le faire, naturellement. Un peu tous les jours. Mai si tu lis ça et que tu as envie de partager ce qui t’as fais plaisir ces derniers temps, j’en serais la première ravie. (Tu vois, le cercle vertueux de la joie, c’est dingue !)

 

Allez je vous laisse avec un petit gif mignon (moi il m’a mis en joie).
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Et avec une blague nulle :

Un homme rentre dans un café et… plouf.

 

C’est tout pour moi !

 

Pour un oui, pour un non.

J’ai envie d’écrire cet article d’un coup, ça me prends comme une envie de chier (je suis poète à mes heures perdues).
Parce que voila. Ça bouffe un peu, beaucoup. Ça prends n’importe où, pour un oui, pour un non et c’est souvent hyper mal perçu.
(Mais de quoi elle nous cause encore celle la ?)

Aujourd’hui, je viens vous parler de l’hypersensibilité.
Parce que c’est pas marrant (d’ailleurs, en vrai, je suis pas une fille si triste, je parle que de trucs nul depuis le début, mais promis, juré, j’ai la joie dans moi, même si elle est fragile).
En vrai, longtemps, j’avais une super carapace qui m’empêchait de pleurer. Genre tu vois, j’étais un super roc, un gros caillou tout dur. On me pensait froide, méchante. Sauf que c’est pas moi. Et puis quelque chose a fait tomber ma carapace, je suis devenue une sorte de gros marshmallow tout mou. Parce que c’était la vraie moi, celle qui avait trop emmagasiner dans sa petite tête. Tout ça a volé en éclats. Et la, les chutes du Niagara ont pâli devant moi.

Maintenant, j’ai plus honte de pleurer au cinéma (enfin je me planque quand même), je ressens les émotions des autres à 100km à la ronde. Si quelqu’un est en stress, c’est automatique, je prends le stress (tu peux faire la corrélation avec mes posts sur le burn out). Pendant longtemps, j’ai surtout subi le truc, je me suis pensé bipolaire, parce qu’une simple ambiance d’un endroit va me suffire à me faire passer de la joie au renfermement pur et dur.
Quand je rencontre une personne, je sais direct si ça va passer ou pas. Ça n’a jamais loupé. Sauf avec d’autres hyper sensibles en fait. Souvent je comprends pas bien, je cherche des causes pour pas « juger » la personne et me bloquer bêtement toute seule.
A contrario, parce que c’est pas non plus tout nul d’être hypersensible, ça peut permettre d’être plus à l’écoute des autres, de comprendre des choses sans qu’on ait besoin de te l’expliquer, t’es plus sensible que d’autres à des musiques, des films, beaucoup de choses te parlent, même si t’as pas vécu le truc. Mais la plupart du temps c’est quand même handicapant.
Parce que tu retourne tout dans tous les sens, constamment (autant te dire que ton sommeil, tu te le carre où tu veux). Parce que regarder les infos flingue ta journée (même si ça finit sur la super journée de crêpe du village le plus paumé de la France, c’est trop tard, t’as bouffé du massacre, de la guerre, de la tristesse, tu comprends pas ce monde et c’est pas une fichue crêpe qui changera la donne). Parce que parfois tu comprends pas pourquoi tu bloque, alors que une chose minuscule à appuyer sur ton petit bouton (non pas ton clito) intérieur et c’est finit tu te rétracte comme un escargot dans sa coquille. Parce que la culpabilité te bouffe beaucoup, parce que ton état, tu l’impose aux autres qui souvent ne se rendent même pas compte qu’ils sont à la base de ton propre état (le cercleeeuuuuuh vicieux). Parce que tu te sens souvent incompris(e).

Ma meilleure amie est comme moi, elle a limite pas besoin de m’expliquer les choses, je sais. Et c’est pas parce que c’est ma meilleure amie. Juste parce que je sais comme il est facile d’être blessée rapidement. Je la comprends. En fait on se comprends mieux que quiconque j’ai l’impression. Et c’est beau parce qu’on arrive à se raisonner mutuellement avec des « arrête tu te subis toute seule, tu sais que c’est toi ta pire ennemie la tout de suite ». On repositionne, on prends le recul en se vidant la tête dans l’oreille de l’autre. Et ça, bordel, ce que c’est précieux.

J’apprends à gérer mon stress, j’essaie surtout de ne pas trop subir celui des autres, même si c’est loin d’être évident, surtout avec les gens proches. J’essaie de ne pas prendre tout pour moi. J’essaie d’accorder le bénéfice du doute à certaines personnes, même si la plupart du temps (à 99%) je regrette ensuite de ne pas avoir fais confiance à mon instinct. Parce c’est dur de subir tout ça. Tu choisis pas, tu demandes pas.

Si tu veux, tu peux aller voir cet article qui résume très bien le truc aussi : http://www.madmoizelle.com/hypersensible-temoignage-129921

Et puis tu peux faire le super test du site Psychologies : http://test.psychologies.com/etes-vous-un-e-hypersensible
(Je l’ai pas fais mais ça à l’air sympa).

Et promis la prochaine fois, je reviens avec des jolies photos et des trucs marrants à raconter (je suis taguée sur le truc des Petits Bonheurs, ça, obligé ce sera fun !)

Parce que pétard, la vie elle est cool aussi quand tu tente de pas trop la subir.
Je vous biche ❤